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lundi 15 décembre 2008

L'ÉTAT SAUVAGE

" TRADITION. Les Papous défendent le port du koteka. Les Papous sont décidés à résister si l'État indonésien décide d'appliquer une récente loi bannissant les tenues jugées "obscènes". Jakarta avait lancé une campagne pour éliminer l'étui pénien, le koteka, dans les années 1970. Ce fut un échec retentissant. Cette tenue est à nouveau menacée aujourd'hui par la loi anti-pornographie. Ce texte criminalise les mouvements obscènes pouvant violer la moralité publique. " ("La Montagne" du 10 décembre 2008) (illustration : ce Papou-là, bien que pudique, a tout de même vraiment l'air d'un gland, portant son bonnet comme une cupule. Si bien qu'à côté son koteka parait rikiki) Une législation en pointe, assurément. Les Papous doivent avoir les boules de se faire encore une fois prendre par la bande. Mettre le koteka de côté, ce n'est pas possible ! Et puis, tout le monde trouve ces flèches-zob saines. Il faudra bien qu'on fasse passer ce tuyau-là au gouvernement.

mercredi 16 juillet 2008

BAISERS DE MORT

" ASSASSIN. 42 femmes.

Un Indonésien qui a assassiné 42 femmes a été exécuté. Ahmad Suraji, auto-proclamé chamane, avait avoué avoir étranglé ses victimes afin de boire leur salive, où il affirmait puiser ses forces occultes. " ("La Montagne" du 12 juillet 2008) (illustration : effroyable fable de la fontaine, sans moralité)

En voilà un à qui ses crimes ont mis l'eau à la bouche. On peut dire qu'il leur en a fait baver !

La nouvelle est intéressante à plus d'un titre. Enfin, nouvelle, c'est beaucoup dire. Une recherche rapide montre que l'information date de... 1998, le 27 avril exactement, date de son procès suivie à quelques jours de son exécution par un peloton, en compagnie de sa première femme, Tumini. 10 ans pour arriver sur "La Montagne", c'est un peu lent, des torrents de bave ont coulé sous les sampans depuis lors*. Quoique non, il est mort ! Mais avec les sorciers, allez savoir ! On peut toutefois espérer qu'aucune de ses victimes, pour la plupart des prosti...tuées, ne s'appelait Maggie.
C'était un éleveur (possédait-il aussi l'abattoir?) et il avait trois femmes, trois sœurs. Qui l'ont aidé lors de ses assassinats, qui suivaient un véritable rituel pendant lequel il enterrait ses victimes jusqu'à la taille, nues, avant de les étrangler.
Il portait trois noms différents, selon le cas, et il était respecté, presque vénéré dans sa ville sur l'île de Sumatra. Son père, d'ailleurs, était aussi un sorcier. De nombreux Indonésiens, bien que choqués par l’étendue de ses crimes, ont expliqué qu’ils comprenaient ses actes : il était un sorcier et ceux-ci utilisent souvent des moyens macabres pour augmenter leurs pouvoirs.
Une dernière citation :
"Ça m’embête vraiment que l’on m’ait arrêté si tôt... Je devais en tuer 70" (Ahmad Suradji)

* Pour rester honnête, il semble qu'il y ait deux versions sur le net quand à la date de son exécution. Une agence indonésienne et l'organisation
Amnesty-Belgique (qui militait contre l'exécution) semblent corroborer l'information de "La Montagne" sur l'actualité de l'exécution (ces jours-ci, alors que le procès a bien eu lieu en 1998), en contradiction avec Wikipedia et le site tueursenserie.org qui placent sa mort quelques jours après le verdict il y a dix ans. Il y aurait encore de la sorcellerie là-dessous que ça ne m'étonnerait pas.

vendredi 11 avril 2008

BATU À PLATES COUTURES

" Les masseuses indonésiennes doivent cadenasser leurs pantalons au travail

JAKARTA, Indonésie - Les studios de massage d'une ville indonésienne demandent aux masseuses de cadenasser leurs jupes et pantalons pour démontrer qu'aucune prostitution ne s'y déroule. La ministre de la condition féminine du pays conteste toutefois cette demande, même si en Indonésie les studios de massage cachent fréquemment des maisons closes. Meutia Swasono a expliqué au quotidien Jakarta Post, jeudi, que l'utilisation de cadenas n'est pas la bonne manière de lutter contre la prostitution, estimant qu'il s'agit d'une insulte aux femmes. Au moins un studio de massage de la station balnéaire de Batu, sur l'île de Java, exige de ses masseuses qu'elles cadenassent leurs jupes et pantalons pour clairement indiquer aux clients qu'aucune prostitution ne s'y déroule. D'autres studios lui ont emboîté le pas, quand des dirigeants locaux ont applaudi l'idée lors d'une rencontre des propriétaires de studios de la ville. Des images diffusées au cours des derniers jours, à la télévision et ailleurs, ont montré des masseuses portant un petit cadenas sur la fermeture à glissière de leurs pantalons ou de leurs jupes. "(© La Presse Canadienne, 2008 Publié le 10 avril 2008-04-10 d'après AP) (Illustration : la clé de toute cette histoire...)

Ca ressemble un peu à de l'homéopathie, cette histoire de petit cadenas contre les maisons closes, pour leur éviter de faire la java. Mais ça ne risque pas de les empêcher de faire des passes !